Publication de la "Société des Lecteurs de Francis Ponge"

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Ecrivains et penseurs autour du Chambon-sur-Lignon. Nathalie Heinich.

Nathalie Heinich

Livre issu de l’exposition de l’été 2018 au Lieu de mémoire du Chambon-sur-Lignon.

Mis en ligne le 8 septembre 2018, par Marie Frisson

Voir en ligne : Voir la présentation sur le site des Impressions Nouvelles, où l’on trouvera un extrait de l’introduction de Nathalie Heinich, ainsi que du chapitre consacré à Ponge.

Chambon-sur-Lignon est situé à la limite entre le département de la Haute-Loire et de l’Ardèche. La commune du Chambon-sur-Lignon, ainsi que les communes avoisinantes du Plateau Vivarais, se sont faites connaître à la fin des années Trente par la création du Collège Cévenol, un lieu d’accueil pour les enfants du Plateau, puis pour les enfants réfugiés espagnols. Les habitants de ces communes se sont illustrés, durant la Seconde Guerre mondiale, par un mouvement de désobéissance civile, de résistance non violente et de solidarité, mené par des pasteurs, des enseignants et le maire du Chambon-sur-Lignon. Des réfractaires au S.T.O., des familles juives, entre autres, trouvèrent refuge dans la région.
L’exposition pensée par Nathalie Heinch, avec la collaboration d’Aziza Gril-Mariotte, était particulièrement consacrée aux intellectuels et écrivains venus au Chambon pour des raisons diverses et variées : Francis Ponge, Marcel Pagnol, Albert Camus, Georges Canguilhem, Paul Ricœur, Gilbert Simondon, Raymond Aron, Jules Isaac, Léon Poliakov, Pierre Vidal-Naquet, André Chouraqui, Jacob Gordin, Georges Vajda, Georges Levitte, Louis Comte et Charles Gide, Alexandre Grothendieck etc.

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Petit aperçu de l’exposition (c) Armande Ponge

Le chapitre deux de l’ouvrage est consacré à la présence de Ponge et de sa famille sur la Plateau (p. 41-53) et comprend également un texte de Pascal Riou, "Ponge et l’esprit du lieu" (p. 47-51).
Les autres chapitres, mobilisant différents spécialistes, sont consacrés à Louis Comte et Charles Gide (chapitre un), Georges Canguilhem (chapitre trois), Marcel Pagnol (chapitre quatre), Albert Camus (chapitre cinq), Alexandre Grothendieck (chapitre six), André Chouraqui (chapitre sept), Georges Vajda (chapitre huit), Jules Isaac (chapitre neuf), Jacob Gordin et Georges Levitte (chapitre dix), Léon Poliakov (chapitre onze), Pierre Vidal-Naquet (chapitre douze), Paul Ricœur (chapitre treize), Raymond Aron (chapitre quatorze), Gilbert Simondon (chapitre quinze).

Nous présentons ici un extrait du "Making-of et remerciements" qui tient lieu de postface à l’ouvrage, avec l’aimable autorisation de Nathalie Heinich qui nous a envoyé l’extrait proposé :

« J’avais su dès mon adolescence que Francis Ponge (chapitre deux) avait écrit sur le Plateau l’un de mes livres de poésie préférés, La Fabrique du pré – et je n’étais pas peu fière d’être ainsi quelque peu “payse” avec lui. Ma mauvaise mémoire n’a pas retenu comment j’ai appris que son lieu de villégiature principal avait été le hameau de La Suchère, où je me rendis pour chercher des traces de ces séjours. Mais le hameau compte une bonne vingtaine de maisons : comment identifier laquelle ? Là encore, c’est en interrogeant les amis du Lieu de Mémoire – ou peut-être sa responsable, la muséographie Aziza Gril-Mariotte – que je fus mise en rapport avec un couple d’historiens habitant La Suchère, Alice et Jacky Henry. Un coup de fil suffit pour prendre rendez-vous : ainsi fus-je conduite devant la fameuse maison. Plus tard, le poète Pascal Riou, que je rencontrai par l’intermédiaire d’Éliane Wauquiez-Motte, maire du Chambon, me fit bénéficier des échanges qu’il avait eus avec Ponge à l’occasion de l’exposition qu’il lui avait consacrée : je connus ainsi les noms des quelques autres lieux de séjour de Francis et Odette Ponge, ainsi que celles des pièces qui avaient été écrites sur le Plateau. Je savais par ailleurs que leur fille Armande, née avant la guerre, était toujours active ; une courte recherche sur Internet me permit d’associer son nom à la fondation Dubuffet, dont Germain Viatte est membre du bureau : il me communiqua son adresse. Elle ne se contenta pas de répondre à ma lettre mais me gratifia, avec beaucoup de gentillesse, de nombreuses informations pêchées dans sa mémoire ou dans ses archives : ainsi ai-je pu reconstituer les dates et lieux de séjour de Ponge autour du Chambon. Enfin, la notice que Pascal Riou accepta de rédiger jette un éclairage à la fois personnel et distancié sur la réception de son œuvre » (p. 234).