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Programme du mercredi 9 novembre 2016

Le mercredi 9 novembre 2016 auront lieu l’Assemblée générale de la SLFP, qui sera cette année suivie de la première séance du séminaire "La Fabrique pongienne". En voici la présentation détaillée.

09 H 30 : Assemblée générale de la Société des Lecteurs de Francis Ponge

ENS de Lyon – Parvis René-Descartes, 69 007 Lyon - Salle Francis Ponge (R 20)
Métro B : Station Debourg

14 H – 17 H : Séminaire « La fabrique pongienne »

Université Lyon 3 – 15, quai Claude Bernard, 69007 Lyon - Salle Caillemer
Tram T 1 : Rue de l’Université

La Fabrique pongienne est un séminaire bisannuel organisé par le Groupe Marge de l’Université Lyon 3 et le labex OBVIL. Il se déroulera alternativement à Lyon 3 et à l’Université Paris-Sorbonne, et sera l’occasion de poser des questions de poétiques et de théorie littéraire à l’œuvre de Ponge, mais aussi avec elle, à travers voire parfois contre elle. Alors qu’un Dictionnaire Ponge est en préparation aux éditions Classiques Garnier, les deux premières séances du séminaire seront consacrées au « recours au(x) dictionnaire(s) ».
Responsables : Benoît Auclerc et Pauline Flepp

Le recours au(x) dictionnaire(s)
Ponge écrit en 1944 : « Après une certaine crise que j’ai traversée, il me fallait (parce que je ne suis pas homme à me laisser abattre) retrouver la parole, fonder mon dictionnaire. J’ai choisi alors le parti pris des choses ».
Le recours aux dictionnaires – au Littré en particulier – est constant chez lui, et consubstantiel à l’élaboration de sa poétique. Il s’agit de se réapproprier le discours lexicographique après avoir fait l’expérience de ses insuffisances : l’ambition de connaissance par l’écriture se trouve interrogée dans les écarts mais aussi dans les similitudes entre ses « descriptions-définitions-objets-d’art-littéraire » et la pratique lexicographique. À travers le rapport qu’entretient la poétique de Ponge au(x) dictionnaire(s) se pose plus généralement la question de la construction des savoirs dans et par l’écriture, dans et contre la langue, question que, à partir de Flaubert et de Mallarmé, nombre de textes de la modernité abordent selon des modalités dont il convient d’interroger les singularités.
L’institution du dictionnaire telle qu’elle se développe au XIXe siècle interroge également la destination des savoirs, et à travers l’ambition de fonder son dictionnaire s’instaure une tension dans le rapport aux « mots de la tribu », entre aspiration à un langage propre et désir de créer du commun.

Benoît Auclerc et Pauline Flepp : Accueil des participants, présentation du séminaire
Jean-Marie Gleize : « Littréature »
Jacques Neefs : « Le mot juste », entre inventaires et esthétiques de la prose (Balzac, Flaubert, Perec)
Pierre-Henri Kleiber : L’usage comparé du dictionnaire chez Francis Ponge et chez les surréalistes

Mis en ligne le 30 octobre 2016, par Benoit Auclerc