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Thèse en ligne

Ironie et poésie.

Théorie et pratique de l’écriture oblique dans l’oeuvre de Francis Ponge

Aziz Jendari

Université de Lyon
École Normale Supérieure
École doctorale : Lettres, Langues, Linguistique, Arts

Thèse de doctorat en littérature française
Sous la direction de Jean-Marie GLEIZE

Présentée et soutenue publiquement le 10 décembre 2011

Composition du jury :
- Jean-Marie GLEIZE, Professeur émérite, École Normale Supérieure de Lyon
- Vincent VIVÈS, Professeur des Universités, Université de Valenciennes
- Jean-Michel ADAM, Professeur des Universités, Université de Lausanne
- Bénédicte GORRILLOT, Maître de conférences, Université de Valenciennes

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Résumé

Cette étude porte sur le rôle important dévolu à l’écriture oblique dans l’œuvre de Francis Ponge, à travers les notions d’ironie et d’humour. En s’appuyant à la fois sur les nombreuses déclarations de l’auteur concernant l’importance de ces notions dans son œuvre et sur les recherches les plus actuelles qui tentent de cerner ces catégories complexes et embarrassantes, on définit l’ironie non comme simple figure d’inversion mais comme fait rhétorique englobant une multitude de pratiques discursives. Plus précisément, on l’envisage comme un phénomène polyphonique et intertextuel dont la spécificité réside d’une part dans sa dimension critique et, d’autre part, dans son ambiguïté énonciative. L’humour est quant à lui envisagé comme jeu contestataire inscrit dans l’ordre de la langue. Dès lors, ironie et humour peuvent être considérés comme deux formes, différentes et complémentaires, de métadiscours critique qui couvrent tout le champ de la poétique pongienne : rhétorique, esthétique et éthique. La première partie s’attache à dégager les conditions et la constitution d’une posture ironique à partir des textes antérieurs à la poétique du parti pris, souvent négligés par la critique mais qui se révèlent essentiels en ce qu’ils problématisent les enjeux et les intuitions de la poétique pongienne. La deuxième partie est consacrée aux stratégies discursives à l’œuvre dans les textes, envisagées aussi bien en termes de figures et procédés que comme dispositifs textuels d’ensemble, lesquels ouvrent la voie vers une esthétique de l’ironie. Enfin, la troisième partie est consacrée au projet politique et moral qui sous-tend l’œuvre de Ponge et tente de cerner l’ironie et l’humour comme manifestations de la position éthique de l’auteur.

Mis en ligne le 19 septembre 2013, par Aurélie Veyron-Churlet