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Thèse en ligne

Lecture, réception et déstabilisation générique chez Francis Ponge et Nathalie Sarraute (1919-1958)

Thèse de doctorat de Lettres et arts
Dirigée par Jean-Yves DEBREUILLE

Présentée et soutenue publiquement le 13 décembre 2006

Devant un jury composé de :
- Françoise ASSO, Maître de Conférences, université Lille 3
- Jean-Yves DEBREUILLE, Professeur des universités, université Lumière Lyon 2
- Jean-Marie GLEIZE, Professeur des universités, ENS LSH de Lyon
- Ann JEFFERSON, Professeur d’Université à New College, University of Oxford

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Résumé

Cette étude porte sur le rôle central dévolu à la lecture dans les poétiques de Francis Ponge et de Nathalie Sarraute, tant au plan de la visée pragmatique des œuvres - convaincre de la « qualité différentielle » (Ponge) mise au jour dans le texte, persuader de l’existence du « tropisme » (Sarraute) - que de la construction des référents, « qualité différentielle » et « tropisme » n’existant que s’ils sont reconnus par un tiers lecteur. Ces enjeux pragmatiques et référentiels sont mis en relation avec les stratégies de déstabilisation générique adoptées par les deux auteurs, l’un à l’égard de la poésie, l’autre à l’égard du roman, tous deux se situant dans une position d’intériorité / extériorité par rapport aux catégories génériques. La construction interne de la lecture est en outre confrontée aux discours critiques suscités par les œuvres, l’étude s’étendant des premiers écrits de Ponge à 1958, date à laquelle un premier moment de la réception de Ponge se clôt, et où l’expression « Nouveau Roman » s’impose.La première partie précise les enjeux pragmatiques de la communication littéraire chez les deux auteurs, en particulier les relations entre écrit littéraire et pratique orale de la langue. La deuxième partie étudie les stratégies textuelles mises en place à l’intérieur des œuvres afin que s’élabore une connaissance singulière dans le processus de lecture, stratégies de déstabilisation générique notamment. La troisième partie confronte ces stratégies aux discours critiques, notamment aux interventions de Sartre, et montre quelles réponses les deux auteurs apportent à ces discours, réponses qui infléchissent sensiblement leurs poétiques respectives.

Mis en ligne le 19 septembre 2013, par Aurélie Veyron-Churlet