SLFP - Francis Ponge Francis Ponge

L’AG 2015

Compte-rendu de l’Assemblée générale pour l’année 2015 qui s’est tenue le 30 janvier 2016 à 14h à l’École Normale Supérieure 45 rue d’Ulm - Paris, Salle des Actes.

Présents : Benoît Auclerc, Martine Ayme, nathalie Barberger-Destribats, Philippe Blanc, Mélanie Blondel, Christine Chamson, Michel Collot, Sabine Coron, Emmanuelle Daffos, Frédéric Delbes, Jean- Charles Depaule, Marie-Claire Dumas, Christine Dupin, Pauline Flepp, Marie Frisson, Olivier Gallet, Jean-Marie Gleize, Bénédicte Gorrillot, Aziz Jendari, Shinsuke Ota, Armande Ponge, Philippe Ponge, Umberto Todini, François de Trentinian.

Rapport moral

Jean-Marie Gleize ouvre la séance par le rapport moral en indiquant qu’il sera bref dans la mesure où il y aura à revenir ensuite sur les activités et les perspectives, et que, pour l’essentiel, il s’agira d’aborder ici l’actualité la plus récente de la Société des Lecteurs de Francis Ponge : celle du Colloque de Cerisy qui s’est déroulé fin août 2015.
Avant d’en dire quelques mots, il commence par évoquer la disparition de quelques- uns de nos amis les plus proches. Après le décès brutal, le 3 septembre 2014, de Jacqueline Risset, traductrice en italien du Parti pris des choses, poète, membre du comité de rédaction de la revue Tel Quel qui fut un lieu fondamental pour l’intervention de Ponge dans le champ de la poésie contemporaine, et la disparition de Gérard Farasse, le 28 septembre 2014, qui faisait partie de l’équipe responsable du deuxième colloque de Cerisy, il faut encore rappeler le décès de deux autres écrivains et critiques, tous deux romanciers, tous deux auteurs de monographies sur Francis Ponge qui ont fait date, tous deux présents et intervenants, bien sûr, lors du Colloque de 1975 : Marcel Spada, mort le 19 novembre 2014, et Jean Thibaudeau, le 18 décembre 2013. Comme pour Jacqueline Risset et pour Gérard Farasse dans les numéros 4 et 5 du Bulletin de la SLFP, un hommage sera rendu à Marcel Spada et à Jean Thibaudeau dans les prochains numéros dudit Bulletin, ou dans un Cahier Ponge qui est à l’étude, ainsi que sur le site web de l’association. Jean-Marie Gleize ajoute qu’il n’est pas du tout indifférent que les quatre lecteurs de Ponge dont on vient de citer les noms aient été des créateurs, poètes ou romanciers, critiques de surcroît. Ces lectures-là, celles des écrivains, comptent parmi les plus percutantes et les plus inspirantes, ce sont des lectures impliquées, des lectures de dialogue. Il faut espérer qu’il y aura d’autres lectures à l’avenant, beaucoup d’autres. A ces quatre noms il nous faut également ajouter celui de Philippe Bonnefis, disparu le 5 mai 2013, qui fut Professeur en France à l’Université de Lille puis aux États-Unis à l’Université d’Emory (Atlanta) et qui a beaucoup fait pour l’accueil aux Presses du Septentrion d’ouvrages sur l’œuvre de Francis Ponge. Il fut aussi l’un des initiateurs du Colloque Ponge à Cerisy en 1975 qu’il a dirigé avec autorité et compétence.

Quarante ans après ce premier colloque de Cerisy-la-salle, nous avions l’ambition, avec le Colloque « Francis Ponge : ateliers contemporains », de prendre la mesure de l’évolution des études pongiennes.
Entre les années soixante-dix, date du premier Colloque à Cerisy qui s’était déroulé en la présence du poète, et qui était fortement marqué par le contexte d’enthousiasme théorique et méthodologique qui régnait à l’époque (linguistique, psychanalyse, pratiques textuelles des avant-gardes auxquelles Francis Ponge était lié), et nos lectures d’aujourd’hui, on peut faire le constat d’une dimension scientifique sans doute à la fois beaucoup moins exaltée et moins polémique, mais certainement plus « positive ». L’écart entre ces années 70 et le contexte actuel est de fait très sensible. Il se pourrait d’ailleurs que ce second colloque nous ait fait prendre conscience de ce que durant ces quarante années qui nous séparent du Colloque historique de 1975, étape décisive dans le processus de reconnaissance de l’œuvre de Ponge, se sont véritablement développées les recherches à proprement parler « universitaires » et savantes (thèses, ouvrages critiques collectifs, travaux historiques, philologiques, génétiques, etc.).

Trois faits méritent d’être soulignés :

  • la présence de nombreux jeunes chercheurs et de chercheurs non spécialistes de Ponge dont le regard a fortement contribué à la dynamique de nos rencontres (suggestion de questions nouvelles, regard neuf sur d’anciennes questions),
  • la forte participation internationale (Brésil, Japon, Etats-Unis, Italie) qui a clairement démontré que l’œuvre de Ponge, si « française » dans ses principes et ses partis pris, était susceptible d’appropriations, de lectures et d’interprétations dans des contextes culturels extrêmement différents,
  • enfin l’émergence, à la faveur de cette diversité des points de vue, de nouvelles perspectives critiques qui sont pour nous autant de chantiers susceptibles de donner lieu à de futurs travaux (concernant, par exemple, pour ne citer que quelques pistes, la présence de la musique dans l’œuvre de Ponge, ou les façons d’aborder l’immense continent des différentes correspondances que le poète a entretenues avec ses contemporains, ou encore la relation particulière qu’entretient cette œuvre avec l’histoire de la philosophie d’Epicure au pragmatisme anglo- saxon en passant par Derrida).

Le bilan de ces journées est incontestablement positif. On en jugera en relisant la totalité des contributions qui seront rassemblées en un volume aux éditions Classiques Garnier dans la série Etudes sur Francis Ponge que nous avons créée grâce à Didier Alexandre. Dans le désir de réduire la distance temporelle entre l’événement du Colloque et sa publication, Jean-Marie Gleize avait suggéré de façon un peu volontairement utopique que les manuscrits soient rendus fin novembre. Ce qui n’était pas si impossible qu’il aurait pu sembler. Les contributions reçues (la quasi-totalité) sont actuellement en relecture ; il n’en manque guère que deux ou trois sur le point de parvenir à destination.
Aux trois faits saillants qui viennent d’être énumérés, la présence des jeunes chercheurs, la forte participation internationale et l’émergence de nouvelles perspectives critiques, peut s’ajouter une remarque qui sans doute vient nuancer notre légitime satisfaction, mais en même temps doit nous encourager à redoubler nos efforts.

Il semble que si les thèmes et les termes théoriques de la conjoncture néo-avant- gardiste des années Tel Quel ont favorisé la compréhension et la propagation de l’œuvre de Ponge dans les circuits de la création contemporaine (écriture, performance et autres arts), et par contrecoup, activé la divulgation de son statut d’objet d’étude dans les milieux de la recherche, tant et si bien que Ponge est devenu, en quelque sorte, un « classique contemporain » (lu, enseigné, soumis aux diverses investigations de la critique académique et scientifique, consacré même, avec son entrée dans la Bibliothèque de la Pléiade), la période actuelle, malgré cette consolidation de l’œuvre, et sa monumentalisation institutionnelle, se révèle beaucoup moins favorable à tous égards :

  • en raison tout d’abord, de l’intérêt relatif des étudiants lecteurs-amateurs de poésie pour une œuvre qui met sérieusement en question les critères admis de la poéticité (même « moderne »),
  • également, de la dominance et du dynamisme de l’enseignement du roman contemporain dans la sphère universitaire (conforme à la réalité statistique du poids comparé des deux genres dans la réalité éditoriale),
  • enfin, peut-être, du déplacement des enjeux quant à l’expérimentation formelle dans la sphère de la création poétique actuelle (qui affaiblit la référence systématique au corpus théorique que l’œuvre de Ponge permet d’appréhender). Tout cela définit un contexte périlleux dont il faut être conscient, et qui implique de notre part la nécessité de réaffirmer la présence de cette œuvre, de réactiver la recherche la concernant, de susciter les vocations nouvelles. C’était bien le rôle de ce récent colloque de Cerisy, qui constitue donc pour nous une étape extrêmement importante. Et c’est bien le rôle aussi de la SLFP que de mobiliser autant que faire se peut les énergies au service de la connaissance et de la reconnaissance de Francis Ponge.

Jean-Marie Gleize ne veut pas terminer l’évocation de ce colloque sans dire un mot du climat dans lequel nous avons travaillé. L’amitié est certainement un concept essentiel à la pensée de Ponge : le séjour à Cerisy a été l’occasion, pour notre petite communauté de chercheurs, de lecteurs de poésie, d’expérimenter ce que cela veut dire. Le château s’y prête, l’accueil favorise les échanges et la circulation des idées, et des affects. « Raisons de vivre heureux », c’est le titre de l’un des Proèmes. Ça aurait pu être un sous-titre pour cette fin de mois d’août à Cerisy entre le pré, l’araignée, la pluie, la figue (sèche), le soleil, et la bibliothèque.

Le rapport moral est adopté à l’unanimité.

Rapport financier

Benoît Auclerc prend ensuite la parole en tant que trésorier de l’association pour présenter le bilan financier depuis la précédente Assemblée générale (2014). Le solde au 17 septembre 2014 était de 2633,47 euros ; à la mi-janvier 2016, il était de 2142, 57 euros.
Les recettes proviennent des adhésions à l’association, dont le montant est pour la période de 2345 euros.
Les dépenses s’élèvent en tout à 2897 euros. Le premier poste de dépense a été la maintenance du site, avec 1000 euros versés à la créatrice et à l’administratrice du site, Aurélie Veyron-Churlet (owell.co). Viennent ensuite : les frais induits par l’édition des bulletins 3 à 5 (papier, impression, frais de transports), dont l’ensemble s’élève à 863 euros ; l’organisation de l’Assemblée générale qui s’est tenue à Lyon en septembre 2014 est revenue en tout à 824 euros (frais de transport, repas du bureau). Enfin, la SLFP faisait partie des institutions organisatrices du colloque de Cerisy, et y a contribué à hauteur de 210 euros.
Notre association devait régler par ailleurs à la société owell.co que dirige Aurélie Veyron-Churlet une facture d’un montant de 1500 euros, correspondant à des frais de conception et de mise en place du site. La SLFP s’est acquittée des deux tiers de cette facture, soit 1000 euros, à la fin janvier. Le solde au 29 janvier 2016 est donc de 1142, 57 euros.
Restent dus : 500 euros à owell.co, auxquels s’ajoutent 561,70 euros avancés par Armande Ponge durant l’année 2015 (frais liés à l’envoi des bulletins pour l’essentiel).
La situation financière de l’association est donc pour l’instant fragile, sans pour autant être alarmante, et plusieurs solutions permettent à court terme d’envisager une amélioration :

  • le développement du site, la publication régulière des bulletins rendent l’association éligible à une subvention du CNL, pour laquelle un dossier sera déposé en avril 2016.
  • l’établissement, par Armande et François de Trentinian, d’un fichier des adhérents fiable, va permettre de mettre en place une proposition systématique de réabonnement des adhérents, à la date anniversaire de leur précédente adhésion. Ce document va permettre également de lancer une campagne d’adhésion active, en s’adressant aux personnes susceptibles d’adhérer et qui ne sont pas encore membres. L’aide du Bureau sera à cet égard importante.
  • la création des Cahiers Ponge aux éditions Classiques Garnier, appelés à remplacer le Bulletin de l’Association, devrait permettre de soulager la SLFP d’au moins une partie des frais liés à cette publication.

Une modification des tarifs d’adhésion est ensuite soumise au vote. Les tarifs suivants sont adoptés à l’unanimité des présents :

  • un tarif étudiant, de 10 euros, est créé,
  • le prix de la cotisation passe de 20 à 25 euros,
  • la possibilité d’être membre bienfaiteur (versement à partir de 50 euros), est maintenue.

Le rapport financier est adopté à l’unanimité.

Élection du Bureau

Le Bureau, dans sa configuration actuelle, depuis la création de la SLFP, se composait des membres suivants :

  • Jean-Marie Gleize, Président
  • Sabine Coron, Conservateur honoraire de la Bibliothèque Jacques Doucet, Vice- Présidente
  • Benoît Auclerc, Secrétaire et Trésorier.

Est alors soumise au vote une modification de la composition du Bureau :

  • Jean-Marie Gleize, Président
  • Sabine Coron, Vice-Présidente
  • Benoît Auclerc, Secrétaire
  • Marie Frisson, Trésorière

Jusqu’à présent Benoît Auclerc remplissait la double fonction de Secrétaire et de Trésorier. Nous souhaitons rendre à ces deux fonctions leur autonomie, ce qui permettra en outre de rapatrier tout ce qui concerne la gestion financière de l’Association à Paris où réside Marie Frisson, dans la proximité de l’adresse d’Armande Ponge chez qui parviennent jusqu’à ce jour l’essentiel des adhésions. Les tâches du Bureau devraient être ainsi plus rationnellement réparties, donc plus efficaces. Après discussion il est confirmé qu’Armande Ponge conservera son rôle essentiel à la communication avec les adhérents concernant les cartes de membres notamment.

Le principe d’une boite postale est également acté (d’un coût de 82,80 à 106 euros /an).

Ces dispositions ainsi que la nouvelle configuration du Bureau sont adoptées à l’unanimité.

Publications et Dictionnaire

Publications

Avant de dire quelques mots du calendrier de la série d’études sur Francis Ponge dont il est responsable, Jean-Marie Gleize tient à souligner la très grande chance qu’a l’Association d’avoir pu créer cette série d’études sur Francis Ponge dans une conjoncture où la place de la critique, de l’histoire et de la théorie littéraire s’est considérablement rétrécie dans l’édition française. Les principales collections qui accueillaient les travaux de recherche disparaissent et les volumes collectifs (les actes de Colloques par exemple) sont systématiquement écartés.

En ce qui concerne la série d’études sur Francis Ponge aux éditions Classiques Garnier, nous l’avons inaugurée avec la publication du volume I du travail d’Armande Ponge sous le titre Pour une vie de mon père. Il s’agit d’une biographie ou d’une mise en ordre chronologique de documents (correspondances, dossiers manuscrits, agendas) extraits des archives « familiales » et rassemblées par l’auteur à destination des étudiants et chercheurs soucieux des relations d’un poète avec son époque, avec les contextes dans lesquels s’inscrit et prend sens son travail d’écriture. Cette entreprise concerne la totalité de la vie de Ponge, soit la traversée du XXe siècle de 1899 à 1988. Le premier volume (1899-1919) concerne donc les vingt premières années, d’études, d’apprentissages, de dialogues avec le père, jusqu’à la fin de la guerre.

La suite devrait se présenter de la façon suivante :

  • d’abord la publication des Actes du Colloque de Cerisy 2015 (dont nous avons indiqué dans le Rapport moral ci-dessus que le manuscrit était à ce jour à peu près complet),
  • puis le livre issu de la thèse de Bénédicte Gorrillot, dont le manuscrit devrait être rendu en septembre 2016, sous le titre Francis Ponge auctor,
  • puis le livre issu de la thèse de Benoît Auclerc sur la réception et la déstabilisation générique, concernant les œuvres de Nathalie Sarraute et de Francis Ponge,
  • immédiatement suivi du livre issu de la thèse de Lionel Cuillé sur la subversion du discours chrétien, la modélisation scientifique et la religion de la Parole dans l’œuvre de Francis Ponge.

Reste la question de l’édition des différentes Correspondances.
La correspondance entre Gabriel Audisio et Francis Ponge, établie par Didier Alexandre, devrait en toute logique prendre place dans la collection chez Classiques Garnier, les éditions Gallimard s’étant finalement récusées.
La correspondance Dupin – Ponge, établie par Gérard Farasse et complétée par Jean- Marie Gleize, est en suspens (certains problèmes juridiques et concernant l’avis des ayant- droits restant à préciser) mais pourrait, par souci de cohérence, également figurer dans la collection.
Quant à la correspondance Ponge – Prigent établie et annotée par Benoît Auclerc, son lieu de publication reste à définir, mais son intérêt théorique ferait qu’elle pourrait être évidemment accueillie dans notre collection.

Dictionnaire Francis Ponge

S’agissant du Dictionnaire Francis Ponge, l’AG de janvier 2016 se veut simplement ici comme un point de départ : un appel en vue de la constitution d’une équipe rédactrice de ce dictionnaire et guide dans l’œuvre pongienne. D’autres expériences de même type nous incitent à penser qu’une bonne façon de faire serait de constituer une équipe de base d’une dizaine ou d’une douzaine de personnes, équipe qui peut ensuite solliciter, ponctuellement, des collaborateurs extérieurs pour le traitement de telle ou telle entrée de dictionnaire. Il se trouve que nous disposons (grâce à François de Trentinian) d’une liste quasi exhaustive des correspondants de Ponge, des noms figurant dans ses agendas, des noms propres apparaissant dans son œuvre, des titres de textes, de lieux, de noms de revues, etc. Il s’agit évidemment d’étudier ces noms et cette liste, de réfléchir à la constitution de rubriques, d’établir des priorités, d’écarter ce qui doit l’être, etc. Plusieurs ont déjà indiqué leur désir de participer à l’entreprise (Lionel Cuillé, Alain Paire, Catherine Soulier, Frédéric Delbès...). A suivre.

Bulletin, Cahier

Didier Alexandre nous propose de créer un Cahier Francis Ponge annuel aux éditions
Garnier. Ce Cahier ne s’ajouterait pas au Bulletin, mais le remplacerait. Si le principe était adopté Benoît Auclerc en prendrait la direction, secondé par Pauline Flepp, l’un et l’autre étant entourés d’une équipe aussi nombreuse et active que possible, ce qui permettrait une meilleure articulation avec les contenus portés par le site. Les termes de la proposition sont assez précis : il s’agirait d’un volume de 150 à 200 pages, comportant des études sur l’auteur, des comptes rendus, des transcriptions d’archives, les actualités concernant événements et recherches, etc.
La question est posée d’une éventuelle demande de subvention au CNL (commission des revues et bulletins de société) en vue de fournir une indemnité aux étudiants s’engageant à participer. Par ailleurs il va de soi que cette proposition implique qu’on dispose d’une matière suffisante pour nourrir les Cahiers. Il s’agirait alors de susciter deux fois par an un séminaire qui aurait cette fonction d’assurer une permanence de la réflexion critique au sujet de l’œuvre. Pauline Flepp serait chargée d’assurer le bon fonctionnement de cette instance à Paris 4. La publication des Correspondances et la réflexion autour du Dictionnaire Francis Ponge pourraient fournir de bons chantiers de départ pour ces séminaires.

Site web de la SLFP

Benoît Auclerc, responsable éditorial, présente ensuite les activités du site de la SLFP. Lors de la précédente Assemblée Générale s’était constituée une équipe de rédaction
comprenant Marie Frisson, devenue secrétaire de rédaction, ainsi que Damien Blanchard, Alexia Damois, Raphaël Nakache et Kenza Safraoui, qui se sont engagés comme rédacteurs et animateurs du site. Benoît Auclerc salue notamment la contribution de Marie Frisson, dont l’implication et le dynamisme ont rendu possible le développement récent du site.
Un certain nombre de décisions ont alors été prises, qu’il a été possible de réaliser grâce à cette équipe :

  • la mise en ligne groupée, deux fois par an, de comptes rendus critiques, d’archives, de ressources critiques devenues difficiles à trouver et que nous rééditons. Ces publications sont portées à la connaissance des adhérents via des lettres d’information ou newsletters (mails informant des nouveautés du site) que nous leur adressons à cette occasion,
  • à la suite d’un courrier d’Yves de Langhe, dont il avait été fait lecture lors de la précédente Assemblée générale, nous avons articulé la rubrique « Actualités » à un compte Facebook, que coordonne Marie Frisson avec l’aide de Damien Blanchard, Alexia Damois, Raphaël Nakache et Kenza Safraoui. Ce compte, particulièrement actif durant le colloque de Cerisy, élargit régulièrement son audience ; il est également un bon outil pour faire connaître les publications du site, et y orienter les internautes. Cet enrichissement important des contenus du site s’est traduit par une progression régulière et constante de la fréquentation, ainsi que les chiffres transmis par Aurélie Veyron- Churlet sous forme de graphique le confirment.

Le comité de rédaction s’est réuni le 5 janvier 2015 à l’ENS de Lyon. A cette occasion, il a notamment voté une restructuration des rubriques du site, afin que celui-ci gagne en clarté. Suite à une série de problèmes techniques liés aux services informatiques de l’ENS de Lyon qui héberge notre site, Benoît Auclerc et Jean-Marie Gleize ont rencontré le 19 décembre Christine Détrez, directrice-adjointe en charge de la recherche à l’ENS de Lyon. Elle leur a redit tout l’intérêt que l’ENS de Lyon portait à notre association, et son souhait de voir maintenus les liens entre cette institution et les études pongiennes. L’intervention de la direction de la recherche de l’ENS de Lyon semble avoir été déterminante, puisque les modifications structurelles du site ont pu être mises en ligne par Aurélie Veyron-Churlet quelques heures après la tenue de notre Assemblée générale.
Le colloque de Cerisy a été l’occasion d’élargir le comité de rédaction, lors d’une réunion qui s’est tenue le 31 août 2015, et d’y inclure Mélanie Blondel, Pauline Flepp, ainsi que des correspondantes japonaises du site : Mami Ayabé et Asako Yokomichi.
Pauline Flepp et Asako Yokomichi ont notamment commencé la mise à jour de la bibliographie générale éditée en 1999 aux éditions Memini par Bernard Beugnot, Jacinthe Martel et Bernard Veck. Une partie de ce travail est déjà prête à être publiée.
Mélanie Blondel a fait un certain nombre de propositions concernant la gestion des listes de diffusion et des adhérents, la mise en place d’un annuaire, le développement des liens.

Des chantiers demeurent ouverts :
- la question des liens et des relations avec d’autres sites et institutions est ainsi à développer et systématiser (Rubrique « Liens »). Elle est importante pour faire connaître notre site et augmenter sa visibilité. Les données transmises par Aurélie Veyron-Churlet permettent de mesurer l’importance pour notre site des visiteurs qui y sont orientés par des sites aux centres d’intérêt proches (comme Poezibao, par exemple),

  • la formation de nouveaux éditeurs pour la mise en ligne, compte-tenu du développement des contenus (nombre accru de contributions critiques, mise à jour de la bibliographie, etc.)
  • la mise en place d’un annuaire des membres de la SLFP et des lieux de recherche.
  • l’insertion d’un dispositif pour adhérer en ligne.

L’estimation du nombre des nouveaux adhérents potentiels est à prendre en compte pour rentabiliser ce dispositif.
Enfin, plusieurs membres souhaiteraient que, pour des raisons esthétiques et de clarté du propos de l’association, l’intitulé de l’association sur le bandeau d’accueil du site soit modifié.

Projection, année 1963

L’Assemblé générale se termine par la projection de documents mis en page par Philippe Blanc, extraits du travail d’Armande Ponge sur les archives de l’année 1963, année particulièrement riche et intéressante, parce qu’elle se situe au début des années Tel Quel, au plus fort de l’amitié avec Marcelin Pleynet et Philippe Sollers, au début de cette décennie qui va voir la publication des grands livres chez Gallimard (Tome premier, Grand Recueil, Pour un Malherbe, notamment). La question complexe, tant au niveau pratique que juridique, de la publication d’un extrait de cette correspondance sur le site de la SLFP est à l’étude.

La séance est levée à 17h15

Mis en ligne le 7 juin 2016, par Aurélie Veyron-Churlet