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Revue Perspective - INHA. Numéro 1 / 2018.

"Actualité en histoire de l’art"

La Revue Perspective paraît sous format papier (une centaine d’illustrations NB/coul.).
Elle est diffusée par le service Diffusion de la Fondation Maison sciences de l’homme (FMSH-CID).

ISSN : 1777-7852
200 pages
Prix au numéro : 25 € (19€ pour 2006-2009)
Contact diffuseur : tompouce@msh-paris.fr
+33 (0)1 53 48 56 12

Le volume est disponible en ligne depuis la fin de l’été. Il est également en vente depuis la première semaine de septembre, en librairie et sur le site.
Pour consulter les anciens numéros, voir ici.
Chaque abonnement comprend deux numéros papier par an (juin et décembre) + un accès en ligne à tous les numéros parus depuis 2006.

La Revue Perspective rend compte des recherches actuelles en histoire de l’art. La réflexion proposée se présente selon une visée thématique, en fonction du pays ou des sujets choisis, ou selon le principe des varia. Elle laisse une large place au débat, aux entretiens, aux bilans historiographiques et aux comptes rendus.

Le numéro 1 / 2018 propose, entre autres, une discussion entre Alain Corbin et Georges Vigarello, qui ont dirigé au Seuil, avec Jean-Jacques Courtine, une Histoire du corps, puis une Histoire de la virilité, et enfin une Histoire des émotions en trois volumes, dans la droite ligne de l’École des Annales, de l’histoire des mentalités et de celle des sensibilités.

Voir la présentation du numéro 1 / 2018 sur le site de la Revue Perspective.

Dans l’entretien qu’il accorde à Georges Vigarello, Alain Corbin revient sur le rôle des écrivains et en particulier de Ponge, dans la formation des sensibilités. Nous en reproduisons un extrait que nous a confié l’équipe de rédaction de la revue sur la recommandation d’Armande Ponge (voir également ci-dessous dans le dossier de presse) :

« On retrouve déjà la fascination de l’herbe verte chez Ronsard et dans la peinture de la Renaissance. Puis, ce thème tend à s’effacer après la publication de L’Astrée (1607-1627). En effet, il ne correspond pas à ceux prisés par les écrivains du XVIIe siècle – Milton mis à part – plus éloignés que leurs prédécesseurs du sentiment de la nature. En revanche, la célébration de l’herbe monte avec l’ascension de l’âme sensible, comme cela est perceptible dans les œuvres de Jean Jacques Rousseau, et avec plus d’intensité encore, des romantiques ; Maurice de Guérin, Lamartine, Hugo notamment, traitent de tout ce qui concerne le brin d’herbe, le pré, les prairies, etc. Récemment, des poètes, tels Yves Bonnefoy, Philippe Jaccottet, Jacques Réda, sont en quelque sorte hallucinés par l’herbe ; sans oublier La Fabrique du pré de Francis Ponge (Genève, A. Skira, 1971) ! Qu’est-ce que cela dit du point de vue des sensations, des émotions, de la sensibilité ? À mon sens, cette nostalgie dérive en partie de la souffrance suscitée par l’effacement de l’herbe dans notre société » (p. 79).

Mis en ligne le 9 septembre 2018, par Marie Frisson