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Une lettre inédite de Francis Ponge à Michel Chaillou

Lundi 17 janvier (1977)

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Cette publication a été autorisée par Michèle Chaillou et David Chaillou, ainsi que par Armande Ponge.
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Après une rencontre fortuite, vraisemblablement, Francis Ponge recopie pour Michel Chaillou un large extrait d’une lettre du philosophe Henri Maldiney, datée du 18 décembre 1976, faisant l’éloge du Sentiment géographique paru la même année.

>>> à propos du Sentiment géographique, sur le site de Michel Chaillou

Quelques repères historiques et bibliographiques :

En 1973, Henri Maldiney publie Regard Parole Espace, qui rassemble une série d’essais rédigés dès le début des années 1950 pour les plus anciens. Cet ouvrage s’inscrit dans la lignée de la tradition phénoménologique et témoigne d’un souci de penser notre rapport au monde à partir du sentir et de sa spatialisation, en s’attachant à des sujets aussi variés que la peinture de Tal-Coat ou que la critique de la phénoménologie de Hegel.
Preuve de la grande diversité de son travail, il publie également, en 1974, un ouvrage intitulé Le Legs des choses dans l’œuvre de Francis Ponge.

Avant de publier Le Sentiment géographique en 1976, Michel Chaillou avait soutenu, le 22 mai 1975, à l’Université de Paris VIII, une thèse dirigée par Roland Barthes : « Bergerie critique : le sentiment géographique dans les premières pages de L’Astrée ».
Comme l’indique le site de l’écrivain, de nombreuses sources ont nourri l’écriture du Sentiment géographique. Ces quatre livres lus et annotés par l’auteur ont été présentés dans une vitrine de l’exposition présentée à la Bibliothèque de l’Arsenal en juin 2015 : L’Astrée d’Honoré D’Urfé, Hugues Vaganay (éd.), Lyon, Masson, 1925 ; Le Sommeil, tiers de notre vie, Marie de Manaceïne, Paris, Masson, 1896 ; Etudes foréziennes I. Mélanges, Centre d’Etudes foréziennes, 1968 ; Le Sommeil de M. Eck, P. Laget, P. Lechat, Paris, éditions P. Lethielleux, « Centre d’études Laënnec », 1962.
Pour citer le témoignage de Michèle Chaillou : "(...) la caractéristique du Sentiment géographique étant justement de mêler dans une même rêverie hypnotique autour de L’Astrée éléments de géologie, d’ethnologie, d’histoire, de médecine, de botanique ... et même "art du bon moutonnier". Toutes ces sources sont scrupuleusement citées et reviennent de manière récurrente (l’humour du livre)".

Nous publions les deux photographies de cette lettre qui nous ont été transmises par David Chaillou, grâce à l’intermédiaire de Bénédicte Gorrillot.

Mis en ligne le 29 octobre 2016, par Marie Frisson